Ma chronique de la série Blackwater de Michael McDowel

Résumé
Alors que les flots sombres et menaçants de la rivière submergent Perdido, une petite ville du sud de l’Alabama, les Caskey, une riche famille de propriétaires, doivent faire face aux innombrables dégâts provoqués par la crue. Mené par Mary-Love, la puissante matriarche, et par Oscar, son fils dévoué, le clan s’apprête à se relever.
Mais c’est compter sans l’apparition, aussi soudaine que mystérieuse, d’Elinor Dammert, jeune femme séduisante au passé trouble, dont le seul dessein semble être de s’immiscer au cœur de la famille Caskey.
Mon avis
Joli premier tome pour cet univers Gothique que je me devais d’explorer depuis bien trop longtemps !
Je connaissais l’ambiance d’avance sans pourtant avoir mis de thèmes ni de tropes sur l’ensemble. Je suis plutôt contente d’avoir démarré la lecture sans à priori – le style est très descriptif, saga familiale du 19e.
L’ambiance horrifique vient doucement s’installer avec l’arrivée d’une jeune femme franchement louche, qui génère autant de méfiance que d’admiration. La première scène, avec la barque qui accoste la fenêtre de l’hôtel, est visuellement marquante. La symbolique en général sert l’intrigue de manière efficace. Ça se lit très, très bien, sur un format court et entraînant de roman feuilleton.
La maison d’édition qui traduit et reédite, Monsieur Toussaint Louverture, s’est fait plaisir sur les dorures de la couverture en relief. Format poche pratique mais joli, super concept. J’ai beaucoup aimé la biographie de l’auteur étendue en fin, qui détaille ses liens avec Stephen King et Tim Burton, mais surtout met en valeurs d’autres œuvres de Michael McDowell.
Entre temps, j’ai lu les deux tomes suivants, et je suis partie pour tout rattraper. Une lecture tout à fait dans mon style entre historique et fantastique, avec la nature très présente en guerre contre les abus de l’humain. Seul bémol, pour moi : les portraits de femmes sont très stéréotypés, peut-être représentatifs d’une vision de l’époque, mais difficile à actualiser (les femmes “mènent” la barque en manipulant les hommes, belle-mère accariatre, etc…) sans parler des enfants qui se font balader.
Image : Blackwater – tome 1 : La Cure par Michael McDowel, aux Editions Monsieur Toussaint Louverture
