Ma chronique du Vœu de la Pythie de Justine Gaillet

Résumé
La Pythie l’avait prédit. Une ère s’achève et laisse dans son sillage un monde déchiré par la guerre.
Alors que Doragon est au bord de la ruine, l’arrivée de Mattan Sangréal semble offrir un espoir de salut. Mais le charismatique bretteur est animé par ses propres desseins et son masque cache une vérité sinistre.
Avertie par la Pythie de Teresine, Calixso exauce l’ultime vœu de la Vénérable Mère. Sa route croisera celle de Sam, bâtard au service du prince Auxence, et Varen, mage excommunié de Tourmaline. Ils devront mettre leurs différends de côté pour sauver leur monde d’une ancienne entité ou sombrer avec leurs aspirations.
Un récit mêlant trahison et sacrifice où les destins se croisent et se heurtent dans une lutte épique pour la liberté.
Mon avis
Personnages attachants, rythme addictif, plume immersive, autrice sadique.
L’héroine dont le point de vue démarre le roman est celle que j’ai le moins accrochée, et j’ai pourtant eu plaisir à la suivre passé la première dizaine de pages. Son univers, qui tourne autour de cette fameuse Pythie, balscule à la mort de celle-ci. Mais alors, du tout au tout, la plongeant dans un désarroi dépressif et un départ à zéro.
Au bout du premier quart du récit, je ne me rendais pas encore compte de l’impact de cet évènement sur les autres protagonistes dont les points de vue suivent : le fils batard et la fille reconnue d’un prince. Je prenais juste la mesure des personnages secondaires, des forces politiques en jeu, de l’univers passionnant avec ses différentes magies – une touriste, en somme, et pour ça : vive la fantasy. Et puis, l’intrigue s’entrelace, de plus en plus serrée. L’action est toujours présente et les personnages grandissent vite et fort !
Fantasy, high fantasy, fantasy de moeur, roman choral… toutes les étiquettes étaient bonnes pour me lancer dans cette lecture et je n’ai pas été décue. de l’imaginaire francophone fortement inspiré des classiques anglophones du genre, avec une édition indendante (autrice francaise ayant fondée la maison en 2024) et une beau pavé (je ne suis pas trop « objet-livre » mais quand j’ai un gros coup de coeur je suis contente de pouvoir l’exposer, j’avoue…) lourd mais avec couverture magnifique.
Je l’ai acheté à l’autrice et éditrice de L’Arche des Songes lors du salon d’Etrange-Grande, on a pu papoter et j’ai aussi rencontré l’illustrateur de ce tome 1, qui gère également une petite maison francophone dont j’ai déjà recommandé beaucoup d’ouvrages, Les Mondes Flottants. Merci à eux pour ces belles découvertes !
Image : Les Voies du Destin – tome 1 : Le Vœu de la Pythie par Justine Gaillet
